Me Frédéric Renaudin · SELARL Clairance Avocats · 11 rue Soufflot, 75005 Paris

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CDAC · CNAC · autorisations d’exploitation commerciale

Qu’est-ce que l’urbanisme commercial ?

Vue aérienne d'une ville

L’urbanisme commercial désigne l’ensemble des règles qui encadrent l’implantation et l’extension des surfaces commerciales. Il combine un régime d’autorisation propre, prévu par le code de commerce, et les règles d’urbanisme du code de l’urbanisme.

Une police administrative spéciale

Depuis la loi n° 73-1193 du 27 décembre 1973, dite loi Royer, les grands projets commerciaux sont soumis à une autorisation administrative préalable. Le dispositif a été réformé à plusieurs reprises : la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie a relevé le seuil d’autorisation à 1 000 m² et abandonné les critères tenant à la densité commerciale ; la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014, dite loi Pinel, a fusionné le permis de construire et l’autorisation d’exploitation commerciale ; la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, dite Climat et résilience, a posé un principe d’interdiction des projets engendrant une artificialisation des sols ; la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a modifié plusieurs dispositions relatives aux commissions, aux exemptions et aux recours.

Les projets concernés

L’article L. 752-1 du code de commerce soumet à autorisation, notamment, la création d’un magasin de commerce de détail de plus de 1 000 m² de surface de vente, l’extension d’un magasin ou d’un ensemble commercial ayant atteint ce seuil et la création d’un point permanent de retrait automobile.

Les autorités compétentes

La commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), présidée par le préfet, se prononce sur chaque projet. Ses avis et décisions peuvent être contestés devant la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC), dont la saisine est un préalable obligatoire au recours contentieux (article L. 752-17). Le contentieux relève en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel (article L. 600-10 du code de l’urbanisme).

Les critères

La commission vérifie la compatibilité du projet avec le schéma de cohérence territoriale et apprécie ses effets en matière d’aménagement du territoire, de développement durable et de protection des consommateurs (article L. 752-6). Le demandeur produit une analyse d’impact réalisée par un organisme indépendant habilité.

Les acteurs

Le contentieux de l’urbanisme commercial oppose classiquement trois catégories d’acteurs : l’enseigne ou la foncière qui porte le projet, les enseignes concurrentes implantées dans la zone de chalandise et les collectivités, qui peuvent soutenir ou combattre un projet au regard de leur stratégie de revitalisation du centre-ville.

Accompagnement du cabinet

Me Frédéric Renaudin, SELARL Clairance Avocats, assiste les enseignes porteuses de projets, les enseignes concurrentes et les collectivités devant la CDAC, la CNAC et la cour administrative d’appel. Prendre rendez-vous ou consulter le site du cabinet www.clairance.fr.

Analyse à jour au 4 novembre 2026. Elle constitue une information générale et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.