Me Frédéric Renaudin · SELARL Clairance Avocats · 11 rue Soufflot, 75005 Paris

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CDAC · CNAC · autorisations d’exploitation commerciale

Le contentieux des autorisations d’exploitation commerciale devant la cour administrative d’appel

Galerie marchande sous verrière

Le contentieux de l’aménagement commercial obéit à des règles procédurales dérogatoires, qui imposent rigueur et anticipation à l’enseigne qui défend son autorisation comme au concurrent ou à la collectivité qui la conteste.

Le préalable obligatoire

Le recours contentieux contre le permis valant autorisation d’exploitation commerciale suppose, à peine d’irrecevabilité, la saisine préalable de la CNAC par les personnes mentionnées à l’article L. 752-17 du code de commerce. Le maire de la commune d’implantation et le préfet en sont dispensés.

La juridiction compétente

La cour administrative d’appel est compétente en premier et dernier ressort (article L. 600-10 du code de l’urbanisme). L’arrêt n’est susceptible que d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État. Le délai de jugement est ainsi raccourci, mais la procédure ne comporte qu’un seul examen au fond.

L’objet du recours

Le concurrent ne peut contester le permis qu’en tant qu’il tient lieu d’autorisation d’exploitation commerciale ; ses moyens relatifs à la régularité du permis au regard des règles d’urbanisme sont irrecevables (article L. 600-1-4 du code de l’urbanisme). L’avis de la CNAC n’est pas lui-même susceptible de recours (CE, avis, 23 déc. 2016, n° 398077).

L’intérêt à agir

Le professionnel requérant doit exercer son activité dans les limites de la zone de chalandise du projet et démontrer que cette activité est susceptible d’être affectée de manière directe et significative. La seule qualité de concurrent ne suffit pas : la proximité, la nature de l’offre et la clientèle commune doivent être établies.

Les moyens

Les moyens portent sur la régularité de la procédure devant les commissions (composition, information des membres, motivation) et sur l’appréciation des critères de l’article L. 752-6 : compatibilité avec le SCoT, artificialisation, effets sur le centre-ville, desserte, qualité environnementale.

Pour les collectivités

La commune ou l’intercommunalité qui défend le permis qu’elle a délivré doit coordonner sa défense avec celle du pétitionnaire et de l’État. Celle qui conteste un projet voisin doit vérifier sa qualité pour agir, en particulier par l’intermédiaire de son maire, membre de la commission départementale.

Accompagnement du cabinet

Me Frédéric Renaudin, SELARL Clairance Avocats, assiste les enseignes porteuses de projets, les enseignes concurrentes et les collectivités devant la CDAC, la CNAC et la cour administrative d’appel. Prendre rendez-vous ou consulter le site du cabinet www.clairance.fr.

Analyse à jour au 4 novembre 2026. Elle constitue une information générale et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.